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Méta-Analyse des études sur l’hydroxychloroquine (HCQ)

24-08-2020

Méta-Analyse des études sur l’hydroxychloroquine (HCQ)

par Carl Brabant

M. François Legault,

Mme Dominique Anglade,

Mme Manon Massé,

M. Gabriel Nadeau-Dubois,

M. Pascal Bérubé,

Mesdames, Messieurs,

La covid-19 a surpris le Québec en mars 2020. Nous manquions de tout et nous n’avions pas la gestion de la frontière terrestre ni celle de la frontière aérienne. Il était donc impossible de procéder à un dépistage précoce et d’isoler les personnes infectées dès leur arrivée au Québec.

 

Pour éviter l’explosion du système de santé, nous avons implanté des mesures comme la distanciation sociale à 2m, le lavage et/ou la désinfection des mains au gel hydro-alcoolique et confiné plus ou moins totalement tout le monde. Il en a résulté un arrêt total des activités économiques, culturelles et touristiques. On a eu recours au télé-travail et à l’enseignement à distance. C’était mieux que rien mais très insatisfaisant si on compare avec les activités normales.

 

Quant au port du masque, parce que nous n’en avions qu’une faible quantité, nous les avons réservés au personnel soignant des hôpitaux et négligé le personnel des résidences pour personnes âgées. Pour la population générale, on a véhiculé un message inexact et confus sur un sentiment de fausse sécurité que pourrait procurer le port d’un masque et conclu à une inutilité pour la population générale.

 

Donc, dès le début, on n’a pas implanté ce qui auraient été les meilleurs pratiques: dépistage massif de la population, isolement et traitement des personnes infectées, liberté pour les personnes saines de vaquer à leurs occupations normales.

 

Après 5 mois, on n’a pas tellement avancé, on a déconfiné certains secteurs, permis une partie des déplacements de la population, permis des regroupements limités de gens; rien pour faire revivre totalement les industries culturelles ni les secteurs de la restauration et du tourisme. On songe à rouvrir les écoles, cégeps et universités dans un climat d’appréhension et de peur face à une éventuelle 2e vague.

 

Le secteur de la santé est en mode attente. Les hôpitaux attendent le 2e vague et seuls les soins très urgents sont prodigués. Les dépistages de cancers sont suspendus, les chirurgies cardiaques ou orthopédiques sont remises à plus tard. Une bonne partie des spécialistes se tourne les pouces et ceux qui attendent des soins vivent dans l’angoisse.

 

La société est très loin d’avoir repris une vitesse de croisière mais le message de la santé publique n’a pas vraiment changé sauf pour le port du masque maintenant conseillé: 

– Respectez les règles de distanciation sociale;

– Portez le masque dans les lieux clos (commerces, transports en commun…);

– Évitez les regroupements de personnes avec des précisions (nombre, distances…);

– Lavez vous les mains ou désinfectez-les;

  – Si vous ressentez des symptômes, faites-vous dépister;

– Si vous êtes déclarés positifs, aidez-nous à retracer vos contacts et isolez-vous;

– Si votre état s’aggrave, allez à l’hôpital.

Bref on met tout sur pause en attendant un vaccin providentiel quelque part en 2021 pour les premiers.

Tout se passe comme s’il n’y avait rien à faire tant qu’on n’aura pas un vaccin puisqu’il n’y a pas de traitement reconnu.

Or, ce message est essentiellement faux. Dès le début de la pandémie, les asiatiques ont essayé de traiter la maladie en passant en revue un ensemble de médicaments connus qu’ils pourraient utiliser. Les japonais ont obtenu de bons résultats avec l’Avigan, les chinois et les sud-coréens on pensé à la chloroquine, l’hydroxychloroquine, la quercétine et les malgaches à la plante artemisia annua.

Les occidentaux se sont enfermés dans un dogmatisme voulant qu’il faille absolument un nouveau médicament pour une maladie nouvelle. Bien sûr, il n’y a pas d’argent à gagner avec des vieilles molécules ou des plantes médicinales.

La doctrine actuelle consiste à traiter les cas graves en milieu hospitalier avec des anticoagulants pour éviter les embolies, l’administration d’oxygène, l’utilisation de corticostéroïdes pour réduire l’inflammation pulmonaire, le recours au remdesivir, peut-être. Au final, on tente de garder le patient en vie en attendant que son organisme se débarrasse du virus de lui-même.

Comme les Professeurs Didier Raoult, Christian Perronne, Philippe Douste-Blazy en France et les Dr Vladimir Zelenko, Dr Harvey Risch et le Dr Ban G.Truong aux USA, pour ne nommer que les plus connus, je m’inscris en faux par rapport à une approche méthodologique rigide qui exige des études randomisée en double aveugle et groupe placebo avec un facteur de probabilité inférieur à 5% pour exclure tout bénéfice attribuable au hasard.

Ces études exigent un consentement éclairé du patient en début d’étude. Il comprend alors qu’il a 50% de chance d’avoir un vrai médicament et 50% de chance d’avoir une sorte de bonbon, le placebo. Ce n’est pas dramatique pour une pathologie à évolution plus lente comme l’Alzheimer, le Parkinson ou le Diabète. S’il y a une nette différence entre l’évolution des patients, on lève le secret et on analyse les résultats. Si les résultats sont positifs et statistiquement signifiants, le traitement est approuvé et ceux qui avaient le placebo ont alors le vrai médicament.

Il en va tout autrement d’une maladie à évolution rapide pouvant entraîner des séquelles graves et même la mort pour ceux qui ne seraient pas traités. Imaginons qu’on fasse une étude sur les effets physiologiques de la chute d’un avion à 2000m. On choisit 100 sujets. On donne un parachute à 50 personnes et un sac à dos qui ressemble en tout point au parachute aux 50 autres sujets. Ni le préposé aux sauts, ni les sujets savent qui a un parachute et qui a un sac à dos. Ça ne prend pas un génie pour déterminer que la moitié des sujets est condamnée à mort. Donneriez-vous votre consentement éclairé? Moi pas!

Les études sur l’hydroxyde chloroquine (HCQ) ont donc été des études observationnelles qui pouvaient mesurer les conséquences du traitement: temps de rétablissement, évolution du portage viral (contagiosité), complications, atteintes pulmonaires, cardiaques, vasculaires, mortalités.

Il y a aussi eu des études de HCQ en prophylaxie. On a cherché à savoir si les personnes traitées échappaient ou non à la covid. Certaines personnes prennent déjà le HCQ pour d’autres pathologies comme l’arthrite rhumatoïde et le lupus. On a aussi donné le HCQ à des intervenants en première ligne: médecins, personnel infirmier, ambulanciers, premiers répondants…

Quand une étude en prophylaxie donnait un bénéfice au patient, on donne un osu l’autre des verdicts: positif ou négatif. On fait de même pour des études post-infection en début de maladie et pour les études en milieu hospitalier de patients plus malades.

On a aussi examiné la différence en terme de mortalité selon qu’on traite ou non en début de maladie.

On a ainsi compilé 80 études internationales, Le nombre de personnes qui ont accès au traitement HCQ en début de maladie s’élève à 1,8 milliard de personnes et les autres comptent 663 millions de personnes. Cela donne un échantillonnage de 2,4 milliards de personnes. Le graphique mesure la mortalité par millions d’habitants. Il y a les pays en rouge qui n’utilisent généralement pas le HCQ en début de maladie, et en vert, ceux qui y ont accès. La mortalité est 78,0% plus basse chez ceux qui utilisent HCQ.

On examine aussi le pourcentage des études qui ont eu des résultats positifs soit en prophylaxie, soit en début de maladie et soit auprès de personnes hospitalisées. Cela donne le tableau suivant:

Si nous excluons les études in Vitro, il y a 8 étude PrEP en pré-exposition au virus i.e. en prophylaxie, 3 études PEP post-exposition au virus mais avant apparition de symptômes cliniques, 17 études en début de maladie et 52 études en phase tardive pour un total de 80 études sur humains. Toutes les études se sont avérées concluantes sauf celles en phase tardive, concluantes dans 58% des études.

Dans la méta-analyse, tous les liens des références sont actifs ce qui donne accès à plus de détails, si désiré. Voici le lien à la méta-analyse:

https://hcqtrial.com

Il existe donc un traitement sûr et efficace pour traiter les infections à la covid-19 dès le début de la maladie. Compte tenu des histoires d’horreur qu’on observe quand la maladie s’aggrave: embolies pulmonaires, atteintes cardiaques, fibroses pulmonaires, atteintes rénales et neurologiques, il est très important de tout faire pour éviter d’en arriver là. Les traitements hospitalocentrés sont à la fois inutiles en début de maladie, coûteux et mettent les patients à risque de séquelles ou de mortalité. Moins de 50% des gens survivent à un passage aux soins intensifs. Le temps de récupération des patients qui ont eu une forme grave de la maladie se mesure en mois.

 

Étant donné l’état actuel des connaissances scientifiques sur la pandémie à la covid-19, il nous apparaît absolument nécessaire et urgent de modifier la doctrine en matière de traitement des infections à la covid-19 et d’offrir sans plus tarder un traitement hâtif à la population infectée. Tant pis si l’industrie pharmaceutique n’y trouve pas les bénéfices espérés. C’est la santé des gens qui compte.

Merci de me lire,

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Carl Brabant
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