Montréal

Nouvelles

Ces Sargasses qui nous font, tous crier aux Abois.

08-05-2018

Ces Sargasses qui nous font, tous crier aux Abois.

 

Éric EG Nogard

Chroniqueur.



***     ***     ***

 

Ces Sargasses qui nous font, tous crier aux Abois.

F1 : Elles engorgent nos Anses et submergent nos plages.

Les Sargasses, ces algues marines des mers chaudes, qui engorgent nos Anses et submergent nos Plages Martiniquaises.

Seraient-elles pour nous des étrangères quand, poussant sur nos récifs coralliens et arrachées  de leur support – surtout quand la mer est en furie – elles viennent former leurs franges sur le sable, cela depuis toujours, sous le nom de Varechs (la Martinique fut anglaise) ou de Wouawets par adultération phonétique.

Les Wouawets, ces abris appréciés des « Piss-piss », les puces de mer, ces petits crustacés aquatiques dont raffolent les oiseaux migrateurs.

Bref, les Sargasses.

 

Nous les connaissons depuis toujours, sauf sous la forme invasive et les nombreuses nuisances qu’on leur connaît ces temps-ci.

Au point que leur fréquence nous paraisse de trop.

F2 : Our close neighbourg

The sagasso Sea.

Or, trop c’est trop.

Surtout quand on considère, peut-être pas tant que cela, leurs émanations nauséabondes, toxiques et corrosives, en tout cas délétères, mais certainement notre impuissance à nous en débarrasser.

F3 : Too much is too much…

Is n’t it.

Certes trop c’est trop, reste à trouver une Solution Effective et Efficiente tout à la fois, tant il ne suffit pas de se mettre tous à crier aux abois, au secours, on en meurt… donnez des Sous pour les faire reculer comme le CID les Maures.

Une solution effective disons-nous, car il faut l’avouer, les offres ne manquent pas, elles frisent la pléthore.

Ainsi.

·        Obtenir de la France un Arrêté « immédiat » de reconnaissance de Catastrophe Naturelle, comme au Temps où nous étions Département-Région… nos liens avec la France n’auraient-ils pas changé depuis, à notre demande, de surcroît.

·        Les faire évacuer à titre bénévole par une Population qui ne jouit, ni des Plages, ni des Eaux… le bénévolat relèverait-il de la Contrainte ou du Libre Consentement.

 

·        Augmenter la Masse des subventions allouées quand les Caisses sont poussives, au bord de la panne sèche… autant dire « Qu’il pleuve ! » en plein Soleil d’Été.

 

Et puis encore, et puis encore… etc…, etc.

Cependant que les Eaux Territoriales tout autant que les Plages ont bien un Propriétaire, un Ayant-Droit, un Maître des Lieux en Zone des « Cinquante Pas Géométriques ».  

Pourquoi les oublier es-qualité pour Assumer le Job, dans la mesure où le Propriétaire est tenu de faire cesser les nuisances qui viennent de son Domaine.

A charge à lui, bien entendu, de se retourner rétroactivement contre l’Auteur ou la Source desdites Nuisances.

Sauf à se rappeler – et c’est une humble Martiniquaise qui nous demande de le répercuter dans les Colonnes du « Cri d’alarme » – sauf à se rappeler « La guenon, le singe et la noix » du Fabuliste Jean-Pierre Claris de-FLORIAN.

 

F4 : Remember there is no pleasure without some effort.

Alors, au lieu de ces Abois à faire pleurer, nous nous ferions revenir à l’esprit ces quelques considérations, c’est la Martiniquaise qui parle :

 

F5 : Marie-Louise.

Une Martiniquaise qui, s’agissant du Travail de la Terre,

Sait ce que parler veut dire…

« Savoir de quoi on parle ».

-         Les algues séchées n’occasionnent pas de désagrément majeur.

 

-         Comme tout végétal, elles sont combustibles et génèrent des cendres.

 

-         Ces cendres sont un amendeur des sols dont raffolent les plantes cultivées comme les vers de terre nécessaires à nos sols pour leur aération et leur ameublissement.

 

-         Leur ensilage, leur ensachage, leur commercialisation et leur épandage dans nos champs ne devraient pas opposer de difficultés majeures et seraient au contraire la réponse à nos souhaits agricolo-écologiques.

 

Or.

La Martinique ne serait-elle pas en mesure de réaliser des fonds-propres qui lui permettent d’aménager pour les sargasses, des aires de séchage, d’incinération, d’ensilage, d’ensachage, de stockage et de commercialisation, faisant de ces algues maudites une vraie manne venue des Eaux, par les courants marins et qui sait, de notre proche voisine, la Mer des Sargasses.

Une manne pour nos sols, pour l’emploi, pour notre escarcelle si désireuse que du Ciel, lui tombe un Petit Sou.

Éric EG Nogard

Chroniqueur.

 

***     ***     ***

Ne Peut être reproduit – même partiellement -  sans l’autorisation de l’Auteur.

***     ***     ***

Nota : Nous ne traitons que de Faits et de Noms rendus Publics.

***     ***     ***

Liens Suggérés :