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SUPER HIMUNITÉ 2

15-03-2017

SUPER HIMUNITÉ 2

par Michel Frankland

Dans la première partie de cet article, SUPER HIMUNITÉ 1, Le docteur Fuhrman, suite à de nombreux tests en laboratoire, entendait nous libérer d’un double danger pour la santé : une mauvaise alimentation et les excès de médicaments. Ce deuxième article consiste dans une concrétisation plus pratique des principes qu’il a d’abord énoncés. La nourriture la plus saine se trouve dans les plantes.

De quelles plantes s’agit-il ? Il propose un moyen mnémotechnique qui les résume : GOMBBS.
Pour : GREENS ONIONS MUSHROOMS BERIES BEANS SEEDS. Le tableau suivant m’apparait révéler le meilleur outil concret pour nos achats alimentaires. Accompagné d’un exposé biochimique des raisons qui motivent ses choix – biochimistes, régalez-vous de ses explications scientifiques ! Il y classe les éléments selon leur valeur pour la santé – «Nutrient density scores ». Je traduis ici ce tableau 1.

Chou frisé [kale] 100

Pommes 5

Beurre d’arachide 5

Cresson 100

Mûres 29

Maïs 4

Collard vert 100

Framboises 27

Banane 3

Choux de Bruxelles 90

Bleuets 27

Avoine 3

Bok Choy 85

Oranges 27

Saumon 2

Épinards 82

Graines (lin, tournesol, chia, chanvre) en moyenne : 25

Patate blanche 2

Roquette 77

Lait écrémé 2

Chou 59

Raisin rouge 24

Pain de blé entier 2

Brocoli 52

Cerise 21

Huile d’olive 2

Chou-fleur 51

Tofu 20

Pain blanc 1

Laitue romaine 45

Lentilles 14

Œufs 1

Poivres vert et rouge 41

Cantaloup 12

Pâtes blanches 1

Oignon 37

Fèves (toutes variétés) 11

Bœuf haché 85% maigre -4

Asperge 36

Noix de Grenoble 10

Fromage Cheddar faible en gras -6

Poireaux 36

Laitue Iceberg 10

Champignons 35

Pistaches 9

Patates frites -9

Tomate et produits à base de tomate 33

Concombres 9

Cola -10

Amandes 7

Grenade, nature ou jus 30

Noix d’Acajou 6

Carotte, nature ou jus 30

Avocats 6

Deux éléments se dégagent de ce tableau. D’une part, les légumes verts sont les champions de l’alimentation ; d’autre part, certains éléments – bœuf haché, même maigre, le fromage Cheddar faible en gras, les frites et les Colas (caractéristiques des restos rapides) affichent des valeurs négatives. Au sujet des gras, il précisera, en p. 25, que « Fat itself is not the villain. » De même, il affirme, en p.116, que les entreprises pharmaceutiques ont tendance à laisser dans l’ombre des effets négatifs, surtout à long terme, des médicaments.

Il constate même que de plus en plus de salles d’urgence reçoivent des gens par réaction à la médication. Il cite des chiffres 2 :

DRUG CLASS

EMERCENCY VISIT

HOSPITAL ADMISSIONS

Antibiotics

95 000

131 300

Narcotics

44 300

121 200

Anticoagulants

29 200

218 800

Steroids

13 300

283 700

N’y a-t-il pas cependant danger d’angélisme nutritionnel ? Le lecteur, enthousiaste, se lance dans ce régime idéal… et bientôt, il n’en peut plus. Ne peut-on faire des compromis, bouffer des mets que l’on aime, même s’ils figurent négativement dans les recherches biochimistes du docteur Fuhrman ? Il le concède clairement : environ 10 % des calories ingérées peuvent provenir « [..]from animal products and refined carbohydrates (such as you’d find in a cookie or white pasta)3. » Mieux, il accorde que « whole-grain bread, whole-grain pasta and whole-grain cereals would not have to be considered in this limit, of course4. »

Les vitamines alors ? Il s’y montre favorable, mais avec des mises en garde. Il insiste d’abord sur la nécessité de quatre éléments : les vitamines D et B12, le zinc et l’iode. Pour l’iode, pas de problème. La plupart des épiceries vendent un sel iodé. Pour le zinc, il convient de le prendre via les capsules vitaminiques. Mais certaines contiennent des éléments cancérigènes. Il propose donc une utilisation raisonnable. Trop assidument, il y a risque de cancer ; trop peu, l’effet bénéfique sera déficient5. Les pilules les plus risquées sont celles qui contiennent de la vitamine A et de l’acide folique6. Quant à la vitamine D, il insiste à la fois sur son importance et sur le fait qu’elle nous arrive surtout par exposition solaire. Si le mode de vie nous prive de ce bienfait trop souvent (travail de bureau, longues périodes pluvieuses, etc.), il faudra nécessairement la prendre en pilule.

De toute façon, rappelle-t-il, il convient de trouver d’abord ses sources vitaminiques dans les aliments7.

Le bouquin se termine par plusieurs pages de recettes conformes à ses analyses. Allez voir si aimez cuisiner !