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Attitudes bonne et méchante : un critère pratique
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 par Michel Frankland
Nos contacts sont tissés en mille et une manières. Mais l’attitude qui en découle provient d’une de deux sources seulement. Elle est inspirée par Dieu ou de Satan.
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Inspirée par Dieu, La charité est patiente, cherche à réconforter, à rendre l’autre heureux. « Arrête de te critiquer. Il est normal d’être distrait après une nuit d’insomnie ! » Elle croit dans l’ultime décence de toute personne. Quels sont les desseins du Père sur l’autre ? Et en quoi puis-je collaborer à leurs accomplissements ?  Ces questions arrosent le fond de l’inconscient chrétien et le fait fleurir. Elles viennent rarement à la conscience. Ce qui est le propre d’une attitude.
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Inspirée par Satan, elle cherche comment heurter, déstabiliser, créer des conflits. Parmi ses armes préférées se trouve la moquerie. L’orgueil veut d’abord abaisser et se gausser de constater comment l’autre perd la face. Quel spectacle amusant ! Cherchons sous la cuirasse de l’autre comment le tourner en ridicule devant le groupe. Un visage sardonique au sourire méprisant marque le triomphe de la méchanceté.
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Mais dans la vie de tous les jours, cette lutte épique, aux résonances cosmogoniques, à la racine même de notre existence, se déroule presque toujours sans micros médiatiques ni nouvelles à la une. C’est l’intimidation scolaire, qui laisse des traces profondes et parfois mène au suicide. Les pointes blessantes demeurent incompréhensibles pour les bons bougres qu’elles veulent meurtrir. Ce sont aussi les sourires épanouis, ces petits mots généreux, ces coups de génie d’un tact bienfaisant. Bref, l’Histoire du monde se déroule généralement sous le couvert des choses ordinaires de la vie.
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Il demeure que le Corps Mystique de la bonté est toujours effaré, sans explication, devant le Corps Mystique du mal.
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