Montréal

Nouvelles

Edition spéciale

21-11-2013

Edition spéciale

 

« moïku »

        Le haïku est un poème très concis de trois vers libres dont le premier et le troisième comptent cinq pieds, le deuxième de sept pieds. Le haïku a été conçu au 19ème siècle par un poète japonais. Il est pratiqué avec succès aux États-Unis, en France, au Canada et en Haïti.

        Le « moïku » pour sa part, un aphorisme en vers rimés, se veut l’heureux mariage de la philosophie et de la poésie. Il s’agit d’un poème,  concis lui aussi, se composant de quatre vers de six pieds chacun et dont les rimes sont identiques.

        Heureuse trouvaille de l’auteur qui a fait des adeptes auprès de plusieurs amies-lectrices et lecteurs un peu partout sur la toile et qui sera l’objet d’une première publication sous peu.

La poésie de Me Serge H. Moïse av.

« moïku »

Rugir comme un lion

Et passer pour un con

Termine la discussion

Maintient la division

 

« moïku »

A jouer du hautbois

A l’orée du bois

Amusera le roi

Assis sur le toit

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Mentez mentez mentez

Et vous les confondrez

Les menant par le nez

Tels des nouveaux nés

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Sois très prudent le mec

Car l’hiver au Québec

Pourra te casser le bec

Si tu te trouves à sec

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Lorsque tu te réveilles

Entouré de merveilles

Tu repenses à la veille

En oubliant la vieille

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Et même si c’est odieux

Les enfants du bon dieu

Se trouvent très heureux

De pratiquer ce petit jeu

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Une queue en gestation

Chez un petit garçon

Qui s’appelle Sonson

Deviendra un canon

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Que dit la psychologie

Eu égard à ces envies

Qui envahissent une vie

A en faire des maladies

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« moïku »

Pour pouvoir : bien dire

Il faudra apprendre à lire

Ne pas seulement sourire

En persistant à se : redire

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Le gouvernement aux abois

Fera hélas feu de tout bois

Dans l’irrespect de la loi

Le désordre devient roi

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Les femmes élèvent la voix

Et réclament des emplois

La refonte de nos lois

Pour une énième fois

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Celles de la diaspora

Demeurent en émoi

Mais se tiennent coi

Et priant avec la foi

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Braire dans son pâturage

Pour éviter tout dérapage

Recommandait notre sage

En contemplant le paysage

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Plus tard risque d’être tard

Question à bien des égards

Qui suscite tant de regards

Même du côté des bavards

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Tu as beau courir la gueuse

Et tu ne seras pas heureuse

Les promesses faramineuses

Cachent une réalité affreuse

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Si tu dis à un sot

Qu’il est un idiot

Il te coiffe d’un flot

De bien vilains mots

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En sortant du restaurant

Tu rencontres ce client

Il te retient un moment

Et te dis ces tourments

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Tu l’invites à ton cabinet

Et au bout du tourniquet

Il te demandera un billet

Tu ne le reverras jamais

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Bénéficier de tes erreurs

Ne fera pas ton bonheur

Et suscitera la rancœur

Chez ceux qui ont peur

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L’obéissance absolue

Pour toute hurluberlue

Serait de boire la cigüe

Pour plaire à cette grue

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Je ne puis être : heureux

Qu’au pays de mes aïeux

Et je demande aux cieux

De ne pas lui être odieux

« moïku »

Ils seraient plutôt forts

Dans ce genre de sport

Si  arrivés tous au port

Il n’y avait pas de mort

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Nos frères de la diaspora

Ne danseront pas le rara

 En raison du dit choléra

Don de la MINUSTAH

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L’affaire André Michel

Aurait assombri le ciel

Et c’est très caractériel

De notre état démentiel

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En traversant la frontière

Ils disaient adieu misères

Sans penser à cette filière

A saveur tellement amère

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Du temps du bon négrier

Quand il fallait te griller

Le commandeur – cocher

Installait un beau bûcher

« moïku »

Avons-nous appris

A nos tout petits

Que pour Haïti

Ils seront la vie

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Ils auront grandi

 Y feront leur nid

Puis petit à petit

L’auront rebâtie

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Il en sera ainsi

Et les tout petits

Qui auront grandi

Seront alors ravis

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Haïti la plus belle

Si douce et réelle

Telle une dentelle

Restera la plus belle

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Réécrivons l’histoire

De nos tristes déboires

Et pas question de boire

Ce mélancolique ciboire

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Je suis plutôt chanceux

Certes un tantinet vieux

Et je remercie les cieux

De me sentir si heureux

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